Un mail intitulé "FACTURATION ÉLECTRONIQUE : Désignation d’une plateforme de réception de factures électroniques" vient d’arriver dans la boîte de milliers d’auto-entrepreneurs et de chefs d’entreprise. Expéditeur : FinancesPubliquesFr. Premier réflexe : est-ce une arnaque ? Deuxième réflexe : qu’est-ce qu’on me demande, exactement ? On vous explique ce qu’il faut faire (et surtout ne pas faire) en moins de 5 minutes.
En bref : ce qu’il faut retenir
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Le mail est légitime : la DGFiP l’envoie en masse à toutes les entreprises françaises assujetties à la TVA.
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Aucune action sur le mail lui-même : pas de lien à cliquer, pas de mot de passe, pas de paiement.
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Action à prévoir avant le 1er septembre 2026 : choisir une plateforme agréée pour recevoir vos factures électroniques.
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Tous les auto-entrepreneurs sont concernés, y compris ceux en franchise en base de TVA.
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Superindep est une plateforme agréée : en passant par notre solution gratuite, vous êtes conformes en quelques clics.
Pourquoi vous recevez ce mail
La DGFiP a lancé une campagne d’information massive pour rappeler à toutes les entreprises françaises qu’elles doivent désigner une plateforme de réception de factures électroniques avant le 1er septembre 2026. Le mail arrive par vagues successives dans les boîtes des entreprises identifiées comme n’ayant pas encore enregistré leur plateforme dans l’annuaire central.
Les chiffres sont parlants : sur près de 10 millions d’entreprises assujetties à la TVA en France, seulement 600 000 SIREN ont inscrit leur point de réception. L’écart à rattraper est énorme, d’où la vague d’envois actuelle, qui va se poursuivre jusqu’à l’été.
Si vous l’avez reçu, c’est donc simplement parce que vous n’avez encore rien désigné. Rien de personnel, rien d’urgent au sens d’une menace, mais une échéance réelle à préparer.
Est-ce une arnaque ? Les 3 réflexes pour vérifier
Les arnaques par mail usurpant l’identité de la DGFiP existent vraiment, souvent avec des faux noms de domaine du type @dgfip-finances-gouv.info ou avec des tirets suspects. Pour être sûr que le mail est officiel :
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L’adresse réelle de l’expéditeur se termine par .gouv.fr (généralement @dgfip.finances.gouv.fr). Cliquez sur le nom pour voir l’adresse complète.
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La DGFiP ne demande jamais d’identifiants, de mot de passe, de RIB ou de paiement par mail.
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Aucune pièce jointe exécutable (.zip, .exe, fausse facture à régler).
En cas de doute, tapez directement impots.gouv.fr dans votre navigateur ou appelez le numéro d’assistance : 0 806 807 807 (service gratuit + prix appel, du lundi au vendredi de 8h30 à 18h).
Qui est concerné et à quelle date
La règle est simple : toutes les entreprises établies en France et assujetties à la TVA sont concernées. Sans exception.
Cela inclut :
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les auto-entrepreneurs et micro-entreprises, même en franchise en base de TVA ;
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les professions libérales (BIC et BNC) ;
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les TPE, PME, ETI, grandes entreprises ;
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les SASU, SARL, EURL, SAS ;
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les entreprises qui n’émettent jamais de factures (elles doivent pouvoir en recevoir).
Les deux échéances structurantes de la réforme :
| Date | Obligation |
|---|---|
1er septembre 2026 |
Réception obligatoire des factures électroniques pour toutes les entreprises. Émission obligatoire pour les grandes entreprises et ETI. |
1er septembre 2027 |
Émission obligatoire pour les PME, TPE et micro-entreprises. Généralisation complète. |
Pour le détail complet, consultez le calendrier de la facturation électronique publié sur le blog.
Plateforme Agréée (PA) ou Solution Compatible (SC) ?
Le mail évoque les plateformes agréées. Vous entendrez aussi parler de solutions compatibles. Voici la différence, en pratique.
Une Plateforme Agréée (PA), anciennement PDP (Plateforme de Dématérialisation Partenaire), est un opérateur immatriculé par l’État pour 3 ans. Elle est la seule habilitée à transmettre les factures et les données à la DGFiP. Superindep est dans cette catégorie.
Une Solution Compatible (SC) est un logiciel qui s’interface avec une PA, mais qui n’a pas l’agrément lui-même. Il doit être connecté à une PA pour être valide.
Pour un auto-entrepreneur, les deux fonctionnent, du moment que la chaîne aboutit à une plateforme agréée.
Les 3 options pour choisir votre plateforme
Le mail de la DGFiP propose trois voies. À vous de choisir celle qui colle à votre situation.
1. Passer par votre expert-comptable ou un accompagnateur administratif
Si vous êtes déjà accompagné, il y a de fortes chances que votre prestataire ait anticipé la réforme. C’est le cas de Superindep, qui intègre la facturation électronique dans son accompagnement micro-entreprise.
2. Passer par votre éditeur de logiciel
Si vous utilisez un logiciel de facturation, de comptabilité ou de suivi des encaissements, vérifiez qu’il est connecté à une PA. La plupart des éditeurs sérieux l’ont déjà anticipé.
3. Choisir directement une plateforme agréée
La liste officielle est publiée sur impots.gouv.fr. Plus d’une centaine de plateformes sont immatriculées. Pour une micro-entreprise, les critères clés sont le tarif, la simplicité d’usage, les services inclus (devis, relances, export URSSAF) et le support client.
Les nouvelles mentions obligatoires sur vos factures en 2026
Au-delà du choix de la plateforme, la réforme ajoute 4 nouvelles mentions obligatoires sur les factures B2B à compter du 1er septembre 2026 :
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le numéro SIREN du client ;
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l'adresse de livraison si elle diffère de l’adresse de facturation ;
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la nature des opérations (livraison de biens, prestations de services, ou les deux) ;
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l'option pour le paiement de la TVA sur les débits, si elle est exercée.
Ces mentions sont intégrées automatiquement par votre plateforme, au format structuré Factur-X, UBL ou CII. Vous n’avez rien à saisir à la main. Pour le détail, consultez le guide des mentions obligatoires sur une facture.
Les pièges à éviter
La réforme est un terrain de jeu pour les escrocs. Voici les arnaques les plus fréquentes :
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Faux mails DGFiP avec des noms de domaine en .info, .com ou avec des tirets ajoutés, demandant un paiement ou un identifiant.
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Fausses "plateformes agréées" qui n’apparaissent pas sur la liste officielle d’impots.gouv.fr.
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Démarchage téléphonique annonçant une amende immédiate si vous ne souscrivez pas dans l’heure. La DGFiP ne travaille pas comme ça.
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Courriers papier demandant des frais d’inscription : aucun frais n’est dû à l’administration pour désigner votre plateforme.
Signalez tout mail suspect sur signal-spam.fr et complétez votre vigilance avec le guide Superindep des bonnes pratiques de facturation électronique en microentreprise.
Le plan d’action en 4 étapes
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Vérifier la légitimité du mail (domaine .gouv.fr, pas de demande de mot de passe).
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Évaluer votre situation : logiciel existant, expert-comptable, rien du tout ?
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Choisir votre plateforme agréée (ou passer par un prestataire qui l’intègre, comme Superindep).
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Vérifier que votre plateforme a bien enregistré votre point de réception dans l’annuaire central.
Aucune de ces étapes ne passe par le mail lui-même. Tout se fait ailleurs.
La solution Superindep : conforme, simple, gratuite
Chez Superindep, la facturation électronique est déjà intégrée. En tant que plateforme agréée, nous nous occupons de tout :
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réception et émission des factures électroniques conformes à la réforme ;
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pré-remplissage des nouvelles mentions obligatoires au format Factur-X ;
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synchronisation bancaire pour surveiller vos seuils de TVA et vos plafonds de chiffre d’affaires ;
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déclarations URSSAF automatisées ;
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accompagnement humain par une équipe dédiée aux micro-entrepreneurs.
Pour en savoir plus, consultez notre article dédié aux solutions de facturation électronique gratuites pour les microentrepreneurs ou faites un audit gratuit de votre situation en quelques minutes.
La facturation électronique n’est pas une corvée administrative de plus. Bien accompagné, c’est une formalité qui se règle en quelques clics et qui vous libère des PDF éparpillés dans votre boîte mail.