Comment réduire son impôt en microentreprise ?

Vous aimeriez réduire le montant de vos impôts en microentreprise ? Certaines astuces permettent de diminuer ses impôts et d’optimiser sa fiscalité en autoentreprise. Versement libératoire, frais de débours, déclaration d’impôt, montant de la CFE, Plan épargne retraite… Découvrez les 5 astuces de Superindep !

1. Opter pour le versement forfaitaire libératoire

Le versement forfaitaire libératoire (VFL) est une option disponible en microentreprise. En choisissant cette option, vous payez vos impôts en même temps que vos cotisations sociales, tous les mois ou tous les trimestres, d’après un pourcentage appliqué sur votre chiffre d’affaires. Vous n’êtes alors plus soumis au barème de l’impôt sur le revenu.

Le pourcentage du versement libératoire de l’impôt dépend de votre activité :

Achat-vente

Prestations de services commerciales ou artisanales

Prestations de services libérales

Taux du versement libératoire en microentreprise

1 %

1,7 %

2,2 %

À ce taux, vous devez ajouter le paiement des cotisations sociales à l’URSSAF (le taux varie aussi selon votre activité).

Le versement libératoire est très intéressant pour les microentrepreneurs qui payent plus d’impôts que le taux du VFL. Dans ce cas, vous pouvez vraiment réduire vos impôts et optimiser la fiscalité de votre micro !

Si vous êtes en microentreprise et que vous ne payez pas d’impôts, le versement libératoire n’est pas utile.

2. Connaître les frais de débours

En microentreprise, vous pouvez utiliser les frais de débours pour réduire vos charges et ne plus compter certains frais dans votre chiffre d’affaires. C’est une technique qui peut être très utile si vous exercez une activité qui entraîne des frais, qui ne peuvent être déduits du CA en autoentreprise.

Les frais de débours, sont des sommes que l’autoentrepreneur avance pour le compte de son client (vous achetez pour lui, pas pour vous). Vous payez, par exemple, le matériel nécessaire pour votre mission, mais vous ne faites qu’avancer l’argent à votre client qui est le réel acheteur.

Vous faites alors une facture d’achat au nom de votre client et celui-ci doit vous rembourser la somme exacte que vous avez avancée (sans marge pour vous). Ce remboursement n’est ainsi pas introduit dans votre CA, ce qui ne l’augmente pas et évite de payer des impôts ou des cotisations sur ces frais.

Pensez à conserver tous les justificatifs (factures, tickets de caisse…) et à bien séparer les frais de débours de vos prestations sur vos factures. Vous devez également faire un accord écrit (mandat de débours) préalablement, vous autorisant à faire ces achats pour le compte de votre client.

3. Déclarer son chiffre d’affaires dans la bonne catégorie

Vous êtes un peu perdu au moment de votre déclaration d’impôt ? Les microentrepreneurs sont nombreux à se demander dans quelle catégorie déclarer son CA.

Les deux principales conséquences d’une déclaration erronée sont de payer un montant d’impôt qui ne correspond pas à votre activité (donc, potentiellement, payer plus d’impôt que vous n’en devez) ou de payer une amende ou rembourser le montant que vous n’avez pas réglé.

Voici les différentes catégories d’activités et le taux d’abattement forfaitaire appliqué :

Achat-vente

Prestations de services commerciales ou artisanales

Prestations de services libérales

Taux abattement forfaitaire de l’impôt sur le revenu

71 %

50 %

34 %

Par exemple, pour un chiffre d’affaires de 50 000 € en achat-vente, 14 500 € sont pris en compte dans le calcul de votre impôt. Le barème appliqué dépend aussi de la composition de votre foyer et des autres déductions fiscales qui vous concernent.

Deuxième exemple, pour un chiffre d’affaires de 50 000 € en prestations de services libérales, les impôts prennent en compte un CA abattu à 33 000 €.

Évitez aussi le retard et les erreurs dans vos déclarations de CA à l’URSSAF, pour ne pas avoir de frais de retard ou d’erreur.

4. Optimiser le montant de la CFE

Le montant de la Cotisation foncière des entreprises (CFE) dépend de la surface du local utilisé pour l’exercice de votre activité et de sa localisation géographique (et de votre CA).

Certaines villes ont un taux de base de CFE plus élevé que d’autres. Autrement dit, en changeant la domiciliation de votre microentreprise, vous pouvez réduire le montant de cette cotisation et optimiser votre fiscalité.

Comment faire ? Vous pouvez faire appel à une société de domiciliation et économiser plusieurs centaines d’euros.

De plus, certaines zones offrent des avantages : ZFU, ZRR, QPV, et autres dispositifs territoriaux. Renseignez-vous !

5. Cotiser à un Plan Épargne Retraite (PER)

Enfin, le Plan épargne retraite (PER), permet de préparer votre retraite et de diminuer votre imposition. En cotisant pour un PER, les sommes versées sont déduites de vos impôts. Le montant des économies réalisées dépend de votre tranche d’imposition, mais un microentrepreneur qui a un taux de 30 % peut réduire son impôt de 1 200 € en versant 4 000 € de PER. Le montant maximal de cet avantage fiscal est plafonné.

Il faut savoir que l’argent déposé sur votre Plan épargne retraite est bloqué jusqu’à ce que vous atteigniez l’âge de la retraite. Il existe toutefois certains cas spécifiques, par exemple l’arrêt de votre activité professionnelle, le décès du conjoint, une situation d’invalidité, un surendettement, l’acquisition d’une résidence principale, etc.

FAQ

❓ Comment payer moins d’impôt en microentreprise ?

Plusieurs astuces permettent de réduire votre impôt sur le revenu en microentreprise. Vous pouvez, par exemple, opter pour le versement forfaitaire libératoire, utiliser le dispositif des frais de débours, cotiser pour un Plan épargne retraite, optimiser votre CFE et vérifier vos déclarations pour les impôts et de chiffre d’affaires à l’URSSAF.

🤔 Quels frais peut-on déduire en microentreprise ?

En microentreprise, vous ne pouvez pas déduire vos frais ou vos charges de votre impôt sur le revenu. En revanche, vous bénéficiez d’un abattement forfaitaire (de 34 %, 50 % ou 71 %) sur votre CA pour compenser vos dépenses professionnelles. Seuls les frais de débours peuvent être déduits du CA imposable (en les facturant pour vos clients).

👍 Quels sont les abattements pour les microentreprises ?

L’abattement forfaitaire est appliqué sur votre chiffre d’affaires par l’administration fiscale pour calculer votre revenu imposable en microentreprise. L’abattement forfaitaire est de 71 % pour les activités d’achat-vente, 50 % pour les prestations de services commerciales et artisanales, et 34 % pour les prestations de services libérales. Un abattement de 305 € est toujours appliqué, quelle que soit l’activité.