Attestation de non condamnation : C'est quoi ? + PDF

Les microentrepreneurs doivent aussi fournir une déclaration de non-condamnation au moment de la création de leur activité, sur le site Guichet Unique, géré par l’INPI. Ce document prend la forme d’une attestation sur l’honneur, mais les autorités vérifient, en amont, dans le casier judiciaire, que la personne n’a pas fait l’objet d’une condamnation pénale, civile ou administrative l’empêchant d’exercer de créer ou de gérer une entreprise. On vous explique tout ce que vous devez savoir sur la déclaration de non-condamnation en microentreprise et retrouvez notre modèle téléchargeable en fin d’article !

La clef du numéro de sécurité sociale se trouve à la fin du numéro inscrit sur votre carte vitale. Elle correspond aux deux derniers chiffres du numéro NIR. Calculée à partir d’une formule mathématique, cette clef du numéro de sécurité sociale est utile, même pour l’autoentrepreneur. Elle permet de valider les 13 premiers chiffres et de sécuriser leur utilisation, pour toutes vos mises en relation avec la CAF, votre mutuelle, les professionnels de santé, votre caisse de retraite ou même votre employeur.

Qu’est-ce qu’une déclaration de non-condamnation ?

La déclaration de non-condamnation est un document qui prend généralement la forme d’une déclaration sur l’honneur écrite à la main ou remplie en ligne. C’est un des documents administratifs indispensables au moment de la création de votre microentreprise (ou de toute entreprise en général).

Cette déclaration de non-condamnation atteste de votre capacité à créer une entreprise et à la gérer, en toute légalité. De la même manière, elle atteste que vous n’avez pas fait l’objet de précédentes condamnations pénales, civiles ou administratives qui vous interdiraient de créer ou diriger une entreprise.

Les microentreprises sont aussi concernées par ce document. Bien que les formalités de création et de gestion soient simplifiées, la déclaration de non-condamnation est requise par l’INPI, sur la plateforme en ligne du Guichet Unique.

Par ailleurs, elle s’accompagne souvent de la déclaration de filiation, afin de préciser l’identité des parents et de ne pas vous confondre avec un homonyme.

À quoi sert la déclaration de non-condamnation en microentreprise ?

La déclaration de non-condamnation permet aux microentrepreneurs de s’immatriculer auprès de l’INPI, via le Guichet unique (en ligne). C’est un document indispensable qui permet à l’administration de s’assurer que vous n’avez pas d’interdiction de gérer ou d’administrer une entreprise, notamment pour les activités commerciales et artisanales.

En effet, les tribunaux de commerce, civils ou correctionnels peuvent interdire la création et la gestion d’une société ou d’une entreprise en France.

Autrement dit, avec cette déclaration, vous montrez patte blanche et vous pouvez exercer votre activité autoentrepreneur ! Vous devez la remplir au moment où vous vous enregistrez sur le site de Guichet Unique, lors de la création de votre microentreprise.

En plus de cette formalité, l’administration, plus précisément le juge à la surveillance du RCS, vérifie le second bulletin (B2) du casier judiciaire pour toute demande d’immatriculation d’une entreprise (ou une microentreprise).

Déclaration de non-condamnation en microentreprise :les points importants

Quels sont les cas d’interdiction de gérer une microentreprise ?

En cas de délit ou d’infraction au droit des sociétés, les tribunaux peuvent prononcer une interdiction de gérer ou de créer une entreprise. Voici les motifs les plus fréquents d’une telle interdiction :

  • abus de biens sociaux (le fait d’utiliser les ressources d’une entreprise pour soi)

  • banqueroute (faillite frauduleuse entraînée par une mauvaise gestion volontaire)

  • présentation de comptes infidèles (le fait de falsifier ou de manipuler la comptabilité d’une entreprise)

  • défaut d’établissement des comptes annuels (l’absence des documents comptables obligatoires)

  • omission volontaire de déclaration de cessation des paiements (un retard délibéré de la déclaration de faillite dans le but de cacher les difficultés d’une entreprise)

  • certains crimes, comme le vol, le démarchage abusif ou les fraudes fiscales.

Les personnes qui reçoivent cette condamnation sont mentionnées sur le Fichier National des Interdits de gérer (FNIG), accessible à l’administration et à certaines entités habilitées, comme les magistrats et les greffiers (le public et les entreprises ne peuvent pas le consulter).

Lorsque l’interdiction est prononcée, elle s’applique de plein droit pour l’ancien dirigeant et peut durer jusqu’à 15 ans, en fonction de la gravité des faits.

En cas de fausse déclaration de non-condamnation, le microentrepreneur s’expose à des poursuites judiciaires, à une amende jusqu’à 4 500 € et une peine d’emprisonnement de 6 mois maximum (article L. 123-5 du Code de commerce). De plus, l’immatriculation en cours risque fortement d’être annulée et l’activité professionnelle interrompue.

Comment faire une déclaration de non-condamnation pour votre microentreprise ?

Vous pouvez faire votre déclaration de non-condamnation à la main ou remplir un modèle en ligne. Elle doit comporter certaines mentions pour être valide.

Voici un exemple :

Modèle de déclaration de non-condamnation

Notre modèle de déclaration de non-condamnation

Vous souhaitez remplir un modèle en ligne de déclaration de non-condamnation pour l’immatriculation de votre microentreprise sur le Guichet Unique ? C’est facile, il vous suffit de télécharger notre modèle et de le remplir avec vos informations personnelles.

N’oubliez pas de transmettre ce document à l’INPI lors de la création de votre microentreprise, au risque de retarder le début de votre activité. Et si vous avez des difficultés pour créer ou gérer votre microentreprise, Superindep est là pour vous !

FAQ

❓ Qu’est-ce que la déclaration de non-condamnation pour un microentrepreneur ?

C’est une attestation sur l’honneur grâce à laquelle le microentrepreneur atteste n’avoir subi aucune condamnation pénale, civile ou administrative qui l’empêcherait de diriger une entreprise. Elle est indispensable pour s’immatriculer auprès de l’INPI, sur le Guichet unique. À savoir qu’une fausse déclaration expose le microentrepreneur à des sanctions pénales, une amende et/ou un emprisonnement.

🤔 Quel casier judiciaire pour un autoentrepreneur ?

Un autoentrepreneur n’a pas besoin de fournir un extrait de casier judiciaire, mais il doit rédiger et signer une déclaration de non-condamnation et fournir une déclaration de filiation pour compléter son dossier. Toutefois, les autorités compétentes vérifient le casier judiciaire afin de s’assurer que l’autoentrepreneur n’a pas fait l’objet d’une interdiction de créer ou de gérer une entreprise/société.

🙋‍♂️ Où se procurer une attestation de non-condamnation ?

Ce n’est pas un document fourni par l’administration. Vous devez rédiger vous-même une attestation sur l’honneur de non-condamnation ou remplir un modèle téléchargé avec vos informations personnelles. Le site Service-Public.fr propose un modèle officiel contenant les mentions obligatoires. N’oubliez pas de dater et de signer votre déclaration avant de la joindre à votre dossier pour la création de votre entreprise.